Cet article présente le contexte et les chiffres utilisés en 2019 pour décrire notre travail en neurorééducation. Il ne s’agit pas de statistiques actualisées.
En Espagne, ces données faisaient état de 420 000 personnes vivant avec une lésion cérébrale acquise, nécessitant une neurorééducation et ayant rarement accès aux thérapies robotiques. Aux conséquences physiques s’ajoutent la perte d’emploi et les répercussions émotionnelles pour les familles.
Sur les 104 071 nouveaux cas annuels recensés en Espagne, 78 % étaient liés à un AVC et 22 % à des traumatismes crâniens ou à d’autres causes. Les dépenses de neurorééducation étaient estimées à 3,9 milliards d’euros par an. Les soins ambulatoires représentaient environ 25 % du total, soit près d’un milliard d’euros et 9 000 euros par patient.
Pour approfondir ce sujet, Perineuro explique comment le cerveau se réorganise après un AVC.
Les robots peuvent exécuter des mouvements répétitifs de manière fiable et précise, sans fatigue. Cette capacité présente un intérêt pour les exercices fréquents et répétés utilisés en rééducation.
Les troubles neurologiques entraînent des limitations physiques et cognitives qui nécessitent un accompagnement individualisé. Les systèmes robotiques peuvent aider à réaliser et à contrôler les mouvements, avec des exercices adaptés à chaque personne. Associés à la réalité virtuelle, ils permettent également de transformer les répétitions en activités ludiques.
Les travaux de recherche présentés à l’époque envisageaient l’entraînement robotisé comme un complément à la thérapie conventionnelle. Ils rapportaient notamment des résultats favorables à la récupération de la marche après un AVC dans certains programmes de locomotion assistée.
Les séances intensives mobilisent fortement les thérapeutes. L’assistance robotique peut faciliter leur travail, permettre le suivi de plusieurs patients et dégager du temps pour les décisions cliniques, les conseils et la motivation. Elle ouvre aussi la possibilité d’une intensité d’entraînement accrue à coût comparable. Son utilisation doit s’inscrire dans un programme adapté aux besoins de chaque patient.